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Bien-être équin : de la théorie à la pratique !

Depuis la signature de la Charte pour le Bien-Être Equin en 2016, la FFE a activement contribué à la rédaction du Guide de bonnes pratiques qui en découle. Dans la continuité de ce travail, une mention « bien-être animal » sera prochainement proposée aux établissements labellisés.

Bientôt une mention « bien-être animal » dans les labels FFE
Critères supplémentaires
Dès septembre 2019, une grille complémentaire de 15 critères, expérimentée au cours du premier semestre 2019, complètera les autres thématiques de la démarche qualité FFE. Ces critères additionnels mettent l’accent sur les besoins fondamentaux du cheval : des sorties libres régulières, des fourrages disponibles quotidiennement, des repas fréquents ou encore la possibilité d’interagir avec ses congénères. La FFE souhaite ainsi accompagner les poney-clubs et centres équestres dans la prise en compte du bien-être animal, au-delà des exigences légales en la matière.
Fidélisation des cavaliers
Une étude présentée par l’Ifce, cofinancée par la FFE, identifie le bien-être animal comme un véritable levier d’action permettant de fidéliser la clientèle d’un centre équestre. Il convient donc pour les professionnels de communiquer de manière plus visible sur leurs points forts en la matière : les labels évoluent en ce sens pour vous y aider.

Agir pour le bien-être de sa cavalerie
Si l’hébergement en boxe individuel demeure à l’heure actuelle le plus courant, nombreux sont ceux qui offrent régulièrement des sorties libres à leurs poneys et chevaux. L’équipe de recherche de l’Université de Rennes 1 a étudié la faisabilité de cette pratique à grande échelle, au sein même de l’Ecole Nationale d’Equitation. Les résultats, présentés lors de la première édition des journées sciences et innovations équines de l’Ifce, organisées à Saumur les 23 et 24 mai derniers :  aucune blessure ni accident n’a été observé, alors même que les chevaux étudiés n’étaient habituellement pas sortis régulièrement au paddock ;  les comportements d’alerte et d’excitation, majoritaires le 1er jour, ont rapidement laissé place à l’activité alimentaire, soulignant l’importance de mettre des fourrages (herbe ou foin) à disposition pendant ces sorties. Ces comportements avaient complètement disparu au bout de 5 jours. La régularité des sorties est donc primordiale pour éviter ce que l’on appelle « l’effet rebond » (voir encadré) ;  les sorties libres, même courtes, ont un effet positif sur l’état de bien-être chronique des chevaux, avec notamment une diminution de l’expression des stéréotypies pour ceux qui en présentaient. Il apparait donc possible de mettre en place de tels aménagements même en l’absence de prairies et avec des chevaux habitués à rester au boxe.